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Lundi 22 mai 2006 1 22 /05 /Mai /2006 19:28
Sujet proposé par Hed, sur le radiateur :

"Raphaël dort-il avec des chaussettes ?"
(Raphaël étant un vague chanteur, pas trop connu, si si)


Bientôt la réponse de Sam, veuillez patienter s'il vous plaît.



Par contre si vous voulez me proposer un sujet ou un exercice, je suis ouverte à toutes propositions (litteraires, j'entends).
Par Sam Dézailes - Publié dans : étude de mots
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Lundi 22 mai 2006 1 22 /05 /Mai /2006 18:59
Je suis en plein entraînement.
Un entraînement de ninja, comme dans les mangas.  Je dois développer mon style, affuter ma plume, exercer  mon imagination. Tel un Gon téméraire, je dois sans relache écrire et parcourir les tréfonds de la science des mots.
Je veux pouvoir décrire une forêt vierge dans les moindres détails, et que vous sentiez  la chaleur humide et insoutenable dans votre cou, je veux développer une intrigue passionante qui vous tienne en halène et vous hypnotise jusqu'à la dernière lettre, je veux enfanter de personnages profonds et captivants, qui vous feront rêver, qui vous feront mordre les doigts de ne pas exister.
Je veux être votre Dieu le temps de quelques pages.
Par Sam Dézailes - Publié dans : étude de mots
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Lundi 22 mai 2006 1 22 /05 /Mai /2006 17:40
Une petite nouvelle, écrite pour un concours dans ma région... Qui n'a pas fini dans les trois premiers. (aaah au revoir le voyage à Florence)


 

Oyez ! Oyez ! Braves gens !

 

Gentes damoiselles et respectables seigneurs, freinez votre quotidien, évadez-vous de votre train-train, fermez doucement les paupières et écoutez moi. Je suis votre serviteur parleur, votre enchanteur, votre conteur, mesdames et messieurs. Faîtes-moi confiance, déposez vos rêves entre mes lèvres, et je saurai les propulser dans vos oreilles, enluminés, garnis des ors les plus fins et des étoiles les plus scintillantes ; Je ne suis qu’un homme, mais ce jour, pour vous, je serai le monde, les astres et le vide à la fois, je serai votre enfance, votre vie et votre mort. Je serai tout et rien, mais à une condition… je ne vous demande qu’un modeste prêt… celui de votre attention.

Mon histoire d’aujourd’hui parle de voyage, d’enfant et de magie, mon histoire d’aujourd’hui parle d’un gamin diaphane et discret, délicat et distingué. Son nom était Louis, ses cheveux comme un feu de forge, ses yeux comme la mousse sur les arbres et ses joues comme un ciel étoilé de tâches de rousseur.

                Louis vivait dans une haute tour grise, un donjon au milieu d’une ville agitée, brûlante et fatiguée. Un jour, calmement, curieusement, il mit ses grosses chaussures de cuir et ouvrit doucement la lourde porte. L’ascenseur  était grinçant, les vapeurs de peinture entêtantes, le papier peint se disloquait par endroits. Il ouvrit la porte de verre et subit le souffle brut et tiède de la rue. Des voitures hurlantes, de gros tout-terrain diffusant leur odeur âcre, la foule immense qui l’enveloppait, l’entourait, l’enserrait  et l’entraînait loin, plus loin… Il chuta sur le trottoir rougeâtre ; s’assit en son bord, et contempla le fin ruisseau du caniveau, sur lequel flottait tant bien que mal une coque de noix. Cette coquille fragile, ballottée par le courant, lui ressemblait, au fond. Alors il la suivit, tout inconscient qu’il était. Du bout de ses yeux lumineux d’enfant encore innocent, il accompagna le frêle navire. Ses lourds godillots se paraient de perles d’eau alors que pas après pas, enjambée après enjambée, il s’éloignait de la masse graphique et imposante de la ville. Son esprit était aux commandes du vaisseau fruitier, de toute sa fougue il maîtrisait l’esquif, qui à chaque seconde manquait de rejoindre les bas-fonds du trottoir. Trottoir qui fit place au gravier et avant même que Louis n’ait pu dire « hissez le foc » ses chaussures courageuses le portaient en apnée. Face à lui, la mer. Et la coquille de noix, support de folles aventures marines tanguait encore et toujours sur l’eau d’une blancheur aveuglante. Une infinie nappe immaculée s’étendait jusqu’à l’horizon, grignotant le gravier, les jambes de l’enfant, et cette barque au loin.

               Cette barque amarrée à un approximatif quai de bois, qui berçait une silhouette, assise en son fond, un homme gracile, dont les doigts fins guidaient avec fièvre un long pinceau. Louis s’aventura à sa rencontre, l’observa sans mot dire. Le peintre ne remarquait rien, ainsi sont les artistes, des plongeurs obsédés par le fond de l’œuvre, des sourds autant qu’aveugles au monde autre que peinture, huile, toile et chevalet. Louis contempla sans ciller la scène que je vous rapporte de mon mieux. La mer blanche comme neige, le ciel bleu profond, cette harmonie de couleurs maritimes suspendues aux soies du pinceau. Le peintre trempa celui-ci dans l’eau salée, par dessus bord. Il mélangea doucement, cérémonieusement le pastel bleu, et selon un rituel léthargique et hypnotique, il retrempa son instrument dans l’eau, formant ainsi sur le blanc éclatant de l’océan, une fine tâche bleu profond. Le peintre trempait, mélangeait, trempait, diluait… et la tâche s’élargissait.

Louis vit, au fur et à mesure du jeu de l’artiste, la mer qui l’entourait, autrefois sur blanche, se couvrir d’un bleu rêveur, revêtir une robe royale, à l’image des cieux. Enfin satisfait, le peintre dilua une dernière fois ses pigments, et imprima sur sa toile, d’un coup de main précis et voluptueux la teinte naissante de la mer. Louis contempla encore cet étrange magicien de couleur, cet homme si fin qui sans fin, de son bateau, jetait l’encre.

 Puis il poursuivit sa route, sachant bien que jamais il ne l’attraperait. Le fil bleu de la mer s’amincissait, et il ne fut bientôt entouré que de sable à perte de vue. Ses pieds blancs s’enfonçaient dans la poudre de roche à chaque pas, il avalait les dunes de ses jambes noueuses, les yeux éblouis par le lourd soleil. Au travers de ses longs cils, il perçut une forme sombre sur le blanc du décor. Une femme, à genoux par terre, se débattait avec le sable, le façonnait, le lissait, le caressait de ses doigts boudinés. Sa robe fleurie bruissait au rythme de ses gestes, son strict chignon laissait échapper des mèches brunes. Louis s’approcha, s’accroupit face à elle, et vit sous ses yeux curieux naître une dizaine de galettes de sable, des petits palets d’or, qui aussitôt furent placés sur un plateau d’argent. Elle affichait un mince sourire poli, le sourire calme et sérieux des femmes d’intérieur, celui qui pousse à jouer loin des vases et à reprendre de la purée. Elle le regardait ainsi lorsque le jeune garçon prit une galette et l’enfourna dans sa bouche. Le gâteau fondait en un goût de beurre, se perdait entre ses dents, comme un véritable petit…sablé.

 Un  peu plus loin, un homme effectuait de grands gestes autour d’un radiateur en fer. Le bouchon en était ôté, et l’homme avait glissé à cet emplacement un large entonnoir. Il brassait l’air étouffant de moiteur, et semblait vouloir le glisser à travers l’entonnoir. Il embrassait le vide, le poussait, le forçait, le guidait et au bout de quelques minutes de cette danse étrange, il reboucha le radiateur et repartit avec celui-ci sous le bras, l’air satisfait, l’air du travail bien fait. Amusé par cette découverte, la fabrication d’un radiateur, Louis laissa ses chaussures de cuir le porter un peu plus loin, là où le sable et l’herbe verte et tendre se livraient un combat séculaire. Chaque année les communs végétaux envoyaient des missionnaires, durement combattus par des trombes de sable.

Ignorant cette lutte meurtrière, Louis quitta ses chaussures qu’il balança lourdement sur son épaule, et abreuva ses pieds usés de la douceur simple de l’herbe. Il s’enfonça dans une épaisse forêt, s’appuyant du bout des pieds sur les racines des arbres séculaires. Ses cheveux flamboyants flottaient au vent, ses yeux s’échappaient sur le feuillage des arbres, lorsqu’il au détour d’une clairière, il tomba durement sur le sol, face à un ours immense. Il montrait les dents, tendait férocement une patte griffue, son pelage se hérissait de rage. L’immense bête dominait l’enfant par sa taille, sa férocité, sa force mais sous sa patte, entre la dure fourrure brune, s’échappaient des brins de paille. L’ours était blessé, il perdait sa bourre. Ainsi Louis recula doucement, sans gestes brusques, et laissa à son sort l’ours féroce en peluche.

Puis soudain effrayé par ses aventures, il se laissa glisser le long d’un arbre immense. Son cœur battait le tambour de sa fatigue, sa respiration rythmait ses pensées embrumées. Il sentait son pouls dans son dos, tout contre l’écorce rêche. Un battement régulier qui s’amenuisait et soudain se dédoubla. Il sentait alors deux pouls dans son dos, deux fois une trombe de coup tout contre lui. Il sursauta, s’écarta de l’arbre, et ne sentit plus que son cœur à lui, seul et familier. Alors il colla son oreille sur l’écorce noueuse, et, parmi les grattements, les grignotements, les grincements, il perçut un bruit sourd et répétitif : un cœur, ou en semblant de cœur qui battait au plus profond de l’arbre… Souriant à cet être qui ne lui était au final pas si différent, il rechaussa ses chaussures usées, et chemina encore.

L’herbe verte et tendre fut enfin stoppée par une muraille de pierre grise. Louis monta sur le trottoir qui longeait la forêt, et parcouru cette route droite jusqu’à la haute porte vitrée. Son reflet lui sourit timidement lorsqu’il la poussa de toutes ses forces. L’escalier n’avait pas changé, l’odeur était la même, mais il ne la reconnaissait pas, tout lui était étranger. Il s’engouffra dans le petit appartement, quitta ses lourds godillots et se laissa tomber sur l’énorme fauteuil. Sa respiration se stabilisa lentement, et doucement, il s’endormit. Et c’est ainsi que Louis, le grand explorateur finit son périple.

Cette histoire mesdames et messieurs, vous a peut-être interloqués, j’ose espérer qu’elle a réveillé en vous la petite bête de la curiosité. Mais il n’y a rien à comprendre, rien à analyser, chers attentifs… Il ne s’agit que d’un voyage. Le voyage d’un enfant, un voyage extraordinaire et acidulé, un voyage permis par le plus performant des vaisseaux de notre temps…L’imagination.

Par Sam Dézailes - Publié dans : mots
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Mardi 2 mai 2006 2 02 /05 /Mai /2006 12:35
Ô rage Ô désespoir,
Je viens de recevoir quelques explications du pourquoi de mon impossibilité à créer de nouvelles catégories par monsieur Kadern Ndiouk (que je remercie beaucoup, allez voir son blog tant qu'à faire si vous avez besoin d'un ingénieur qualiticien ).
En fait, mon ordinateur ne semble pas avoir la configuration requise. J'essayerai donc chez monsieur Sam, s'il le veut bien (aha comme s'il pouvait me refuser quoi que ce soit...).
En attentant,  je ne peux assurer ma fonction d'intermitante de la bloguatitioude, par faute de matériel satisfaisant. (mouhaha que je suis énervante)
A bientôt les p'tits clous, en espérant revenir bientôt avec toutes mes posibilités bloguatoires.
Par Sam Dézailes - Publié dans : pansée
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Vendredi 28 avril 2006 5 28 /04 /Avr /2006 22:59
      Bonsoir Bonsoir mes admirateurs, mes adulateurs, et sans oublier mes fanatiques, bien sûr.

   Comme je ne peux fabriquer de nouvelles catégories, et que je ne peux donc structurer mon blog (et mon esprit, qui en a besoin), j'entretiens tout de même mon espace personnel ici en vous faisant part de ce qui va s'y passer (et Heightsounette vient pas me dire que je poste pas du coup hein).
   Aloreuh, pour moi ce blog sera avant tout une sorte de carnet de note, de relevé de pensées et d'étude de style. Ce sera un petit espace à moi, pour structurer ce que je fais, et être ainsi plus efficace. Je pourrais le faire en privé, sur du papier ou sur mon ordi pour économiser des arbres, mais  je préfère sur la toile. Pas par vantardise, non, mais parce que certaines personnes dont je ne citerai pas le nom sont d'assez bon conseil en terme d'écriturage, surement que leurs commentaires me seraient utiles.

   Dans ce blogounet, il y aura donc :
* un espace de tentative d'écritures diverses, je n'ai pas encore trouvé le titre
* la hutte aux pies : parce que c'est bien de rêver, et que créer une utopie c'est rigolo, même si c'est pas raisonablement concevable (oui c'est moi qui ai trouvé le nom)
* pansée : parce que quand on pense, on se panse (aaaah le philosophie de comptoir de cafèt' de lycée...)


Bonne nuit ô peuple lectorat de mon coeur
Par Sam Dézailes - Publié dans : pansée
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